Ein arktisches Feuerwerk / Un feu d’artifice arctique

600 451 Stephan Bader

von Stephan Bader

Der Tag begann am Vogelfelsen Alkefjellet im Norden der Hinlopenstrasse. Er beherbergt Tausende von Dickschnabellummen. Das sind eher kleine Vögel mit ausgezeichneten Flug-, Schwimm- und Taucheigenschaften.  Bei gutem Wetter und ruhiger See glitten unsere Zodiacs den steilen Felsklippen entlang. Der Himmel über uns war bedeckt mit Vögeln, diese waren von weitem hörbar, die Felsen mit Vogelkot bedeckt. Einzelne Bootsgruppen entdeckten Polarfüchse auf den steilen Grasflächen am Fusse der Klippen. Diese suchten hier nach heruntergefallenen Vogeleiern und aus den Nest gefallenen Jungvögeln.

Nach diesem eindrücklichen Erlebnis folgte gleich das zweite: Auf der Weiterfahrt Richtung Süden wurde in einer Felswand eine Eisbärenmutter mit zwei Jungen gesichtet. In einer flachen Nische lagen sie faul herum und liessen sich von der Sonne wärmen. Die Entfernung war zwar recht gross, mit den modernen Teleobjektiven gab es aber schöne Erinnerungsfotos.

Nur wenig später trafen wir auf eine Kolonie Walrosse. Auch diese lagen faul an der Sonne auf einer Kiesbank direkt am Wasser. Die Zodiacs brachten uns in Gruppen an Land und wir näherten uns den Tieren langsam und leise gegen den Wind. Die 1.5 Tonnen schweren Kolosse liessen sich nicht beeindrucken. Hin und wieder hob sich ein Kopf, eine Flosse oder ein Paar Zähne zeigten sich aus dem Gewühl der massigen Leiber. Einmal mehr ein grandioses Erlebnis.

Nach den Walrossen setzte erneut die Suche nach dem König der Arktis ein. Im Süden der Hinlopenstrasse im Bärensund (Björnsundet) war sie von Erfolg gekrönt. Und wie! Ein prächtiger Eisbär wanderte langsam einer sonnigen Bergflanke entlang, mal über Schnee, mal über Geröll.

Gegen Mitternacht wurde der Eis-Dessert serviert: Wir standen vor der unendlichen Eisfront des Bråsvellbreen, einem Seitenarm der Austfonna Eiskappe auf Nordaustlandet. Eine herrliche Mitternachtssonne verzauberte die 25 bis 80 m hohe blendend weisse Eiskante mit ihren zahlreichen Wasserfällen in eine Traumlandschaft. Und wie schon oft an diesem wundervollen Tag war es nicht nur der eisige Wind, der uns die Tränen in die Augen trieb.

***

de Bruno Lauper

Vendredi 13, journée riche en émotions. Nous commençons par une sortie en zodiac au pied des falaises basaltiques, escarpées, de Allkefjellet, où des centaines de milliers de Guillemots de Brünnich ont pris leurs quartiers. Ces petits pingouins de l’Atlantique Nord pondent des œufs en forme de poire, afin de leur assurer une plus grande stabilité dans ces zones étroites et vertigineuses. Alors que les Guillemots passent au-dessus de nos zodiacs d’un vol lourdaud, un petit renard polaire est à la recherche de nourriture. Il espère trouver des œufs tombés des nids. La splendeur de ce site a convaincu des organisations telles que la BBC, ou encore le National Geographic, à faire le déplacement jusqu’à cette extrémité de la planète.

Peu avant midi, l’équipe d’exploration nous indique avoir aperçu une mère ours polaire avec ses deux rejetons. Leur âge est estimé à une année et demie. Bien qu’il faille se contenter d’une observation sommaire, notamment dû à la distance de la petite famille, cette première rencontre avec le roi de l’Arctique est à marquer d’une pierre blanche. C’est avec des étoiles plein les yeux que nous montons sur le pont supérieur pour prendre notre dîner au grand air. La soupe nous réchauffe, et le buffet nous régale, comme d’habitude.

Cette journée se poursuit par un débarquement inopiné sur l’île de WahlbergØya. La raison en est simple ; une colonie de morses, d’environ 40 individus, y séjourne. Nous avons la permission de les approcher jusqu’à 30 mètres de distance, sans émettre un seul bruit, afin de ne pas les perturber dans ce qui semble être une séance de bronzage. Le temps s’apprête aux photographies. Quelques sternes arctiques nichent aux abords de la colonie. Les nombreux morceaux de bois flottants, transportés des côtes sibériennes, donnent du relief à ce paysage fantastique.

Retour au bateau, puis une nouvelle occasion de voir le roi de l’Arctique se présente à nous. Cette fois-ci, il est bien mieux visible. Il se promène au loin, sur un flanc de coteau, probablement à la recherche de nourriture.

A 18h, Manuel, de l’Hurtigruten, nous présente les pôles et leurs caractéristiques remarquables. Le capitaine prend la direction du Brasvellbreen, la pointe sud de la calotte glaciaire du Nordaustlandet. Décidément, cette journée n’a pas fini de nous surprendre. Le paysage qui s’offre à nous, sur le coup des 23h, est époustouflant. L’Arctique dans toute sa splendeur. Le front de la calotte se termine par un mur vertical de plusieurs dizaines de mètres de hauteur, coiffé par de puissantes cascades d’eau douce, s’écoulant droit dans la mer. Ce paysage s’étend sur plusieurs kilomètres. C’est magnifique.

Stephan Bader
AUTOR

Stephan Bader

Klimatologe beim Bundesamt für Meteorologie und Klimatologie (Meteo Schweiz)

Alle Beiträge von: Stephan Bader

Hinterlasse eine Antwort

Ihre Email-Adresse wird nicht veröffentlicht.