Eisbären in Sicht / Ours polaires en vue

600 427 Stephan Bader

von Stephan Bader

Langsam glitt die MV Spitsbergen durch den Freemansundet zwischen den beiden Inseln Barentsøya und Edgeøya. Die flachen Tafelberge waren nebelverhangen. Alle suchten nach Eisbären und wir wurden nicht enttäuscht. Bereits am frühen Morgen präsentierte sich uns ein erstes prächtiges Exemplar direkt an der Küste. Der Eisbär lag faul da und liess sich durch unser Schiff zunächst nicht beeindrucken. Dann traute er der Situation doch nicht ganz und er wanderte langsam über die Tundra landeinwärts, aber immer gut in unserem Blickfeld.

Wenig später entdeckten wir an einer kahlen Bergflanke mehrere Eisbären. Einer lag am Fuss des Hangs und schien zu schlafen. Ein zweiter Eisbär kletterte in mittlerer Höhe langsam bergauf. Mit der Schnauze am Boden suchte er nach Fressbarem. Offenbar fand er etwas, konnten wir doch seine Kaubewegungen deutlich sehen. Als Zugabe sass ganz oben am Hang eine Eisbärenmutter mit zwei Jungen. Mit dem Feldstecher war gut zu erkennen, dass sie das eine säugte. Was für ein Erlebnis!

Geplant war eine Anlandung auf der Insel Edgeøya. Dicker Nebel verhinderte dies jedoch und so nahm die MV Spitsbergen Kurs auf die Südspitze von Spitzbergen. Draussen auf dem Meer klarte das Wetter auf und wir genossen bei viel Sonne und blauem Himmel einen wunderbaren Blick auf die stark vergletscherte Ostküste Spitzbergens.

***

de Bruno Lauper

A l’heure du déjeuner, une annonce au haut-parleur nous interpelle entre deux tartines. Un ours blanc à tribord. Cette fois-ci, il est proche. Il profite des quelques rayons de soleil qui percent le fin brouillard. Sur le pont avant du bateau surgit un défilé d’appareils photos. Cette photo sera parfaite. Le roi de l’Arctique se présente sous son plus beau jour. Qu’il est beau. Même pas 9h, et la journée est déjà réussie. La première activité organisée prend place à 9h30. Chris, le biologiste marin de l’Hurtigrtuen, partage avec nous ses connaissances sur cet étrange et fascinant animal qu’est le morse, en clin d’œil à notre rencontre de la veille. Nous apprenons, par exemple, que le morse peut plonger jusqu’à 500 m de profondeur, ou encore, que les défenses d’un mâle adulte peuvent mesurer jusqu’à 1 m de longueur et peser chacune 5 kg. La fin de la présentation fut tout de fois mouvementée. La raison : trois ours polaires aperçus sur un flanc de coteau. Décidément, nous avons réellement pénétré leur territoire. Le premier dort. Le deuxième se promène. Le troisième, quant à lui, se révèle être un alpiniste hors pair. Il se trouve pratiquement au sommet de la petite montagne. Qui plus est, ce fameux alpiniste, est une maman. Un petit ourson est à ses côtés. La fin de la matinée donne la possibilité aux intéressés de faire des observations au microscope et échanger avec les spécialistes sur des sujets scientifiques. Un débarquement au Kapp Lee est prévu vers 14h30. Malheureusement, l’épais brouillard de ce début d’après-midi, et la présence avérée des ours nous oblige à renoncer. Le plan B n’en est pas moins ambitieux. Il s’agit de tenter de voyager à travers le temps. En effet, Bruno nous présente l’histoire de la Terre et du Svalbard, ainsi que les outils à disposition des géologues pour comprendre le passé et anticiper le futur. La fin d’après-midi se veut plus reposante. Puis vient l’heure du repas. Excellent, comme toujours. La fin de soirée est sensationnelle. Le détail n’ayant pas encore été révélé à travers ces quelques lignes, est que l’ensemble des membres de l’équipage du navire est philippin, du personnel de literie aux serveurs, et des conducteurs des zodiacs aux réceptionnistes. Une équipe faisant preuve d’une énergie inégalable. Un sourire perpétuel greffé aux lèvres, et une mémoire à complexer les meilleures scientifiques de ce bateau. Ils se souviennent du prénom de tous les passagers ! Ce que nous verrons ce soir est à la hauteur de leur sympathie. Les matelots nous ont concocté un spectacle alliant danse et chant, arrosé d’une grosse dose d’humour. Les rires pleuvent. L’ambiance est intense. Nous passons un moment en or.

 

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Stephan Bader

Klimatologe beim Bundesamt für Meteorologie und Klimatologie (Meteo Schweiz)

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