Eisige Burgerbukta / Les glaces de Burgerbukta

600 460 Stephan Bader

von Stephan Bader

Jetzt wurde es richtig eisig. Die Burgerbukta im Hornsund war übersät von grösseren und kleineren Eisbergen. Im Hintergrund präsentierte sich ein herrliches Gletscherpanorama. Durch das gedämpfte Licht der Wolkendecke leuchteten die Eisberge in vielfältigen Blautönen. Hinzu kamen wunderbare Spiegelungen im Fjordwasser. Ein unbeschreiblicher Anblick. Die Bootsfahrt in diesem  Eismeer war einer der Höhepunkte unserer Arktisreise. Einige wagten sich mit dem Kajak ins Eis. Sie wurden mit einer besonderen Überraschung belohnt: Fast in Griffnähe zogen einige Belugawale an den Kajakern vorbei. Auch vom Deck der MV Spitsbergen konnten die weissen Leiber dieser etwa delfingrossen Wale gut beobachtet werden, allerdings aus grösserer Distanz.

Gegen Abend fuhr die MV Spitsbergen in den Atlantik hinaus an den Kontinentalrand. Hier sollen sich häufig Finnwale tummeln. Und siehe da: Eine Gruppe von mehreren Tieren tauchte vor der MV Spitsbergen mehrmals auf. Charakteristisch waren die von weitem sichtbaren Wasserfontänen, welche sie dabei aus den Nasenöffnungen ausstiessen. Schön waren die schwarzen Rücken mit der kleinen Rückenflosse zu sehen. Wir Beobachter waren draussen den Elementen voll ausgesetzt. Ein scharfer Wind blies, es regnete und war kalt. Wie froh waren wir später um die Wärme im Innern des Schiffes.

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de Bruno Lauper

La journée débute dès 8h. Plusieurs activités sont au programme. Les plus déterminés se lancent dans une aventure à kayak. Après une bonne heure de préparation, les kayakistes débarquent enfin. C’est dans des vêtements dignes d’un cosmonaute qu’ils s’engagent à travers les nombreux icebergs dans le fjord de Burgerbukta. Les sommets des montagnes alentours sont évincés par le brouillard, rendant le cadre idyllique. Parallèlement, des excursions en zodiacs s’organisent. Trois imposants fronts glaciaires, visiblement bien actifs, s’offrent à nous. Nous entendons des craquements. Un iceberg s’effondre. Les règles de sécurité demandant de se tenir à une distance d’au moins trois fois la taille de l’iceberg, prennent ici tout leur sens. Durant la même période, une équipe menée par Chris réalise une petite campagne d’échantillonnage de phytoplancton, et mesure les paramètres de l’eau. Ces données scientifiques seront envoyées pour étude à l’université de Californie à San Diego. Soudain, 7 à 8 marsouins (belugas) apparaissent à quelques mètres des kayakistes. Les adultes sont blancs, les plus jeunes sont gris. Grand moment d’émotions. Le petit groupe prend la direction du large, passant encore à côté du navire pour le plus grand plaisir de ses occupants. Plusieurs présentations seront données durant la journée : Caroline et Chris, de l’Hurtigruten, nous présenterons tour à tour les secrets des ours polaires et des baleines. Les baleines, parlons-en. Le capitaine décide de mettre le cap sur les eaux plus profondes du talus continental afin de tenter de trouver ce mammifère le plus grand du monde. Cette manœuvre se soldera par une réussite : résultat une baleine à bosse, et environ une heure plus tard, nous apercevons des rorquals communs, deuxième plus grand animal de la planète, après la baleine bleue. Manuel nous présentera encore son expédition à peau de phoque à travers le Spitzberg, avec à la clé, de magnifiques photos de la couverture neigeuse de ce coin de terre.

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Stephan Bader

Klimatologe beim Bundesamt für Meteorologie und Klimatologie (Meteo Schweiz)

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