Verlassene Orte / La ville fantôme

600 448 Stephan Bader

von Stephan Bader

Der letzte Reisetag, zunehmend sonnig und mild, führte uns in die Vergangenheit von Spitzbergen. In der Skansebukta im Billefjorden landeten wir bei einem verlassenen Gipsbergwerk. Der Eingang zum Bergwerk ist gut erhalten. Auch die ersten rund 200 m Schienen gleich ausserhalb des Bergwerks liegen noch auf dem Damm, der ins Bergwerk führt. Dann jedoch klafft im Schienendamm eine grosse Lücke und die Schienen liegen verdreht auf der Küstenebene. Möglicherweise das Werk einer Lawine. Über dem Bergwerkseingang liegen mächtige Schutthalden. Darüber ragen hohe Felstürme in den Himmel, wie Wachttürme einer mittelalterlichen Burg oder Schanze. Daher auch der Name Skansebukta.

Skurril wurde es am Nachmittag beim Besuch der 1998 von den Russen aufgegebenen Kohlenstadt Pyramiden. Die Siedlung wurde offenbar fluchtartig verlassen. Im Kulturzentrum liegen auf einem Tisch aufgeschlagene Bücher. Das Klavier im Musikzimmer ist offen, die Noten bereit zum Spielen. Auf der Theke in der grossen Gemeinschaftskantine stehen leere Getränkedosen. Zwischen den Häusern und Lagerhallen sind Lastwagen, Bagger und Traktoren abgestellt. Einige Häuser machen einen recht guten Eindruck, als ob sie noch bewohnt wären. Doch weit und breit keine Menschenseele. In der Geisterstadt wohnen im Sommer nur etwa zehn Leute. Sie sind hauptsächlich mit Touristenführungen beschäftigt. Im Winter sollen hier sogar nur drei Menschen leben. Von den Menschen verlassen wird die Stadt von den Tieren zurückerobert. Die Fenstersimse und das Dach eines grossen Wohnblocks waren übersät mit Möwennestern. Wo Nester sind, lauern auch Polarfüchse. In der Wildnis kaum zu entdecken, streunen sie hier ohne Scheu über Strassen und Plätze. Es gibt wohl keinen besseren Ort für gute Fotos von diesen schönen Tieren. Zum Fotografieren am Boden kauernd, wurde der Schreibende von einem Polarfuchs beinahe überrannt.

Gegenüber Pyramiden auf der Ostseite des Billefjorden liegt der mächtige Nordenskiöld-Gletscher. Sein Eis entstammt der Lomonosov-Eiskappe. Mit einer 3.5 km breiten Eisfront mündet der Gletscher direkt in den Fjord. Als würdiger Abschluss unserer Arktisreise fuhr uns die MV Spitsbergen nahe an die mächtige Eismauer. Welch ein Anblick. Rund zwei Stunden später hiess es in Longyearbyen Abschied nehmen.

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de Bruno Lauper

C’est la dernière journée de notre aventure commune. Mais ce sera une journée riche en surprises. Dès 8h30, nous débarquons à Skansebukta, à l’entrée du Billefjorden. Nous découvrons un héritage culturel lié à l’exploitation du gypse, ou plutôt de l’anhydrite, qui est la forme déshydratée du gypse. D’anciens rails de chemin de fer filent au cœur de la montagne. L’anhydrite n’étant toutefois pas de qualité exceptionnelle, cette roche fut uniquement brièvement exploitée en 1918, puis à nouveau en 1930. Quelques vestiges nous permettent de se rendre compte de la technologie de l’époque. A côté de l’entrée de la mine, se trouvent de petites falaises taillées dans les roches évaporitiques. Ces falaises abritent quelques dizaines de macareux moines, l’emblématique « perroquet » de l’Atlantique Nord. Ils nous survolent de près. Ils sont splendides. Quelques guillemots à miroir se joignent à la troupe. Des voyageurs chanceux aperçoivent même un renard rodeur, à la recherche d’œufs tombés des nids. En fin d’après-midi, nous recevons une réponse positive à notre requête, effectuée avant le début du voyage, de pouvoir visiter la petite bourgade russe de Pyramiden. L’organisation russe étant quelque peu différente de l’organisation norvégienne. Ce village est situé au pied d’une montagne pyramidale, laquelle a donné son nom à la bourgade. Fondé en 1910 par les Suédois, avant d’être racheté par les soviets en 1926, on y exploite jusqu’en 1998 du charbon daté du Carbonifère. Puis la ville est entièrement abandonnée, laissée à l’état. Aujourd’hui, cette ville fantôme dénombre 10 habitants, alors qu’elle en possédait jusqu’à 900 durant ses jours de gloires. Nous effectuons une visite guidée de la ville, passant par l’ancien héliport, la salle de spectacles, le gymnase, la cantine ou encore l’école, pour finir notre visite à l’hôtel de la ville. L’heure est bonne pour un verre de vodka. здоровье ! Des jeunes renards arctiques et des rennes se promènent aux abords de la ville. Quelques souvenirs sont proposés, puis retour sur le bateau. Dernier repas à bord, avec une splendide vue sur le glacier de Nordenskjold. Il est l’heure du discours du capitaine. L’émotion est à son comble. Les remerciements vont à l’équipage philippin, à l’équipe d’expédition, et au personnel à bord de Kontiki, qui nous auront fait vivre un voyage inoubliable. A 1h15, nous quittons le navire, direction l’aéroport, ou notre vol de retour nous attend. Toute bonne chose à une fin. Mais nous garderons ces moments en tête pour le restant de notre vie. Merci !

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Stephan Bader

Klimatologe beim Bundesamt für Meteorologie und Klimatologie (Meteo Schweiz)

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